jeudi 25 septembre 2008

L'attente





L'histoire de naufragé administratifs


Alors que TF1 a transformé la rue Charlot en ses nouveaux jeux du cirque, en y enfermant quelques minots pré pubères en manque d'originalité.
Des familles jouent un autre jeu, celui qui consiste à rester en France. Résidents depuis 10,15 ans et plus, respectent nos lois à la lettre, face a un gouvernement qui ne joue pas le jeu.
Pourquoi des hommes et femmes qui travaillent payent des impôts, ont des enfants scolarisés, doivent vivre avec une épée Damoclès, au dessus de leur avenir.
Leur droit a la liberté se limite à la bourse du travail, et au bon vouloir de nos bureaucrates.
Pour eux pas de repêchage du public, juste le choix du ministère.

Ils sont plus 500 à vivre depuis le mois de Mai à la bourse du travail (75 rue Charlot). Dormant sur des matelas à même le sol, les couloirs sont devenus leurs chambres à coucher, leurs bureaux, leurs maisons.
Il ne sont pas chez nous par plaisir mais par nécessité, car qui pourrait vivre dans un pays ou tous vos espoirs de bonheur risque de voler en éclat au moindre contrôle de police, et avant de dire ouf , vous voila dans un charter direction le pays. Mais ils doivent aider leurs famille restée la bas, et par ce fait, participent pleinement à la vie de notre pays.
Souvent le regard plongé dans les brumeux dossiers de l'archipel "Régularisation", avec un sentiment sur le visage qui semble dire "Bon la, on va en chier".
Toute une partie de leurs existence est mise sur pause, pendant l'étude de leurs dossiers, opération qui peut prendre des mois, des années.
Alors que faire en attendant une réponse, le travaille leur est refusé car si l'on veut respecter la loi, il faut être régularisé. Et vu que tous le monde sait qu'il n'y a pas 36 façons pour avoir de la thune, jusqu'à présent le travail reste une valeur sure. Alors ils prennent le risque de bosser au noir et de se faire renvoyer sans la moindre indemnités , ni Assedic.
Forcement ils n'ont pas les papiers!!!!, le passe partout de nos libertés, bien plus importante que le destin d'un homme. Comment peut on être fière d'un gouvernement qui fait passe la bureaucratie avant l'homme, et ose se passer des connaissances que leur culture peut nous enseigner.
La beauté de la France réside dans les différences que chaque communauté lui apporte, aussi bien aujourd'hui, que dans notre passé. Nos hommes politique ont tendance a oublier que nous étions bien heureux de les faire venir d'Afrique, afin de nous aidez sous les bombes, ainsi qu'à la renaissance de notre pays.

La seule chose positive qui sort de leur aventure, la solidarité venant des Parisiens, cours de Français, concerts, soirées cinéma et surtout des rencontres et un beau sourire d'amitié peut ce lire sur le visage des passants qui poussent la lourde porte de l'indifférence.

Franck Vibert


5 commentaires:

P-the-S a dit…

Peut-on voir les photos de ton reportage?

le petit café a dit…

Salut

Pour voir tous le reportage il te suffi juste de clique sur le diaporama.

Anonyme a dit…

c'est farpait monsieur!!

survivor a dit…

sympa je le consulterai de tps en tps pour voir les rajouts...
bizoux de la toulousaine

Anonyme a dit…

Un contenu riche! Bravo....